Pulsations PRO, article destiné aux professionnels de la santé

Texte: 

  • Clémentine Fitaire

Photos: 

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Faire admettre un ou une patiente directement au SMIG : processus facilité

Un projet pilote a été mis en place aux Hôpitaux universitaires de Genève, afin d’apporter une réponse plus rapide aux médecins traitants souhaitant adresser un ou une patiente au Service de médecine interne générale (SMIG) sans passer par les urgences.

Historiquement, les médecins de ville font souvent transiter leurs patient-es par les urgences, pourtant non appropriées à leurs besoins dans la plupart des cas. « C’est un processus assez lourd avec finalement peu d’hospitalisations directes en médecine interne, explique le Pr Jean-Luc Reny, médecin-chef du Service de médecine interne générale. Nous avons voulu fluidifier ce système avec une programmation d’admission directe au SMIG facilitée pour les médecins de ville ».

Ce projet pilote a donc été pensé spécifiquement pour les personnes dont le ou la médecin recommande des examens non réalisables en ambulatoire, mais qui ne nécessitent pas pour autant une admission en urgence.

Des interlocutrices et interlocuteurs formés

Les médecins traitants n’ont désormais plus qu’un coup de téléphone à passer, auprès d’un ou d’une interlocutrice dédiée. Un Itinéraire patient manager (IPM), c’est-à-dire une ou un infirmier (ou une personne spécialement formée) au système hospitalier, à la programmation des examens et aux trajectoires des patientes et patients, traite alors la demande et oriente vers les explorations nécessaires dans un délai le plus bref possible, en général de trois jours. L’IPM est en lien direct avec un ou une médecin-cadre du SMIG. Le but de la démarche est triple : favoriser un lien privilégié avec les médecins de ville, éviter un passage inutile aux urgences et diminuer la durée de séjour.

Pour l’instant, le projet pilote a concerné une cinquantaine de patientes et patients, avec des résultats très satisfaisants, qui seront encore analysés en détail. « Seul un faible pourcentage de personnes – des cas de décompensation aiguë principalement – nécessite véritablement un passage aux urgences, détaille Jean-Luc Reny. L’impact global est positif et nous souhaitons renforcer ce système en l’améliorant encore et en poursuivant la communication auprès des médecins de ville pour le faire connaître. »

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  • Clémentine Fitaire

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