Grâce à un nouvel assistant de pointe dédié à la pose de prothèses de hanche, la précision du geste chirurgical franchit un nouveau cap, au bénéfice de la qualité des soins.
En juin dernier, les HUG ont accueilli leur premier robot dédié à la chirurgie prothétique de la hanche. Son nom : ROSA®. Une évolution qui s’inscrit dans une longue tradition d’innovation au sein de l’institution: il y a tout juste vingt ans, l’arrivée du Da Vinci, centré sur les interventions abdominales, y signait les débuts de la chirurgie robotique. Depuis, la présence de ces robots assistés par ordinateur en salle d’opération est devenue familière pour les patientes et patients, comme pour le personnel médical.
En orthopédie, un robot consacré aux prothèses du genou est déjà utilisé avec succès depuis 2020. Spécialisé pour celles de la hanche, le nouvel équipement devrait, lui aussi, s’intégrer rapidement à la pratique clinique. «Durant l’intervention, il permet de sélectionner l’implant le plus approprié, puis de le positionner dans les trois plans de l’espace avec une précision exceptionnelle, au millimètre et au degré près», explique le Pr Didier Hannouche, médecin-chef du Service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil moteur. Autre atout majeur: la possibilité de vérifier en temps réel la position des divers implants constituant la prothèse. À la clé, une sécurité opératoire encore renforcée.
Domaine en forte expansion
Au-delà de la précision lors des interventions, la robotique contribue à accroître la fluidité des tâches au sein du bloc opératoire. Un avantage se traduisant par une meilleure offre de soins précieuse dans un domaine en forte expansion. En 2024, 586 prothèses de hanche ont été posées aux HUG, soit une augmentation de 36% par rapport à 2018. «Cette progression s’explique par un besoin accru lié au vieillissement de la population, ainsi que par l’augmentation de la prévalence de l’arthrose», souligne le PrHannouche. Et de relever également une évolution des attentes: «Les matériaux se sont améliorés, tout comme les résultats. Même à un âge avancé, les personnes souhaitent rester mobiles et actives le plus longtemps possible.»
Texte:
- Sylvie Ulmann
Photos:
- Jonathan Imhof










