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AVC, vrai ou faux?

Quiz autour de cette pathologie complexe.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC), avec leur cortège de séquelles handicapantes, suscitent des craintes grandissantes au sein de la population. Infos et intox abondent autour de cette pathologie. Les Prs Andreas Kleinschmidt et Roman Sztajzel, respectivement médecin chef du service neurologie et médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité des maladies neurovasculaires, nous aident à séparer le bon grain de l’ivraie.

Les AVC ne concernent que les personnes âgées.
Faux. Cette pathologie touche une population de plus en plus jeune. Les femmes sont concernées dès l’âge de 20 ans – à cause de la contraception orale – et les hommes dès 35 ans.

Plus l’AVC est important, plus les séquelles seront graves.
Faux. Pris en charge dans les temps, un patient peut s’en sortir sans aucune séquelle handicapante. Et cela même si une partie importante du cerveau a été momentanément privée de sang.

Plus de huit heures après le début des symptômes, il est inutile de se précipiter à l’hôpital.
Faux. Même s’il ne peut plus recevoir les traitements d’urgence, le patient doit être mis sous surveillance et traité pour prévenir les récidives. De plus, la rééducation doit débuter le plus vite possible pour améliorer le taux de récupération.

Si les symptômes de l’AVC disparaissent, il est inutile de s’inquiéter.
Faux
. Il faut se rendre sans tarder aux urgences. Lorsque les signes sont temporaires, on parle d’accident ischémique transitoire (AIT). C’est un précurseur de l’AVC dans 20% des cas.

Une pression ou une douleur vive dans la poitrine n’est pas un symptôme de l’AVC.
Vrai
. Une pression dans la poitrine est parfois un signe d’infarctus, mais pas d’AVC.

Les AVC sont indolores.
Faux. Certains AVC peuvent causer des douleurs intenses à la base du crâne (30% des cas).

On ne connaît pas toujours les causes de l’AVC.
Vrai. Un patient sur quatre est victime d’un accident vasculaire appelé «cryptogénique», dont on ne connaît pas avec certitude les causes.

Les AVC hémorragiques sont moins dangereux que les ischémiques.
Faux. Les AVC hémorragiques (rupture d’une artère) provoquent autant de séquelles que les AVC ischémiques (artère bouchée), mais ils sont plus souvent mortels.

Si on ne récupère pas toutes ses capacités dans les trois premiers mois, il n’y a plus d’espoir.
Faux.
Si 80% de la récupération a bien lieu les trois premiers mois après l’attaque cérébrale, il faut parfois des années pour retrouver une partie des 20% restants.

L’apnée du sommeil est un facteur de risque.
Vrai.
Plus de la moitié des victimes d’un AVC présentent aussi un syndrome d’apnée du sommeil (pause respiratoire durant le sommeil). Les autres facteurs de risque sont: le tabagisme, le cholestérol, le diabète, la surconsommation d’alcool, le stress, la sédentarité, la surcharge pondérale, la pilule contraceptive et les problèmes cardiaques.

Les HUG sont l’un des neuf centres nationaux de l’AVC (Stroke center)
Vrai.
Ils répondent aux critères fédéraux très stricts en la matière.

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