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  • Juliette Galeazzi

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La vérité sur les anti-dépresseurs

Pilier du traitement des dépressions modérées à sévères, les antidépresseurs font l’objet de nombreuses craintes et idées reçues. Le point avec la Dre Hélène Richard-Lepouriel, responsable de l’Unité humeur et anxiété.

Prendre des antidépresseurs est un aveu de faiblesse.
Faux
. La dépression est une véritable maladie, qui résulte de l'interaction de facteurs biologiques, psychologiques, génétiques et environnementaux. Elle peut apparaître après un événement de vie ou sans cause apparente. Comme pour toute autre maladie, entreprendre une démarche de soins est essentiel, pour identifier ses besoins et recevoir une aide adaptée.

Les antidépresseurs créent une dépendance à vie.
Faux
. Ils ne provoquent ni dépendance ni manque. L’arrêt doit toutefois s’effectuer de façon progressive pour éviter d’éventuels effets indésirables. La durée du traitement est généralement de six à neuf mois lors d’un premier épisode et d’au moins vingt-quatre mois en cas d’épisodes récurrents.

Ces traitements peuvent avoir des effets indésirables.
Vrai
. Prise de poids, somnolence, baisse de la libido peuvent survenir, tout comme un émoussement des émotions. Si ces effets sont constatés, il est essentiel d’en parler avec son ou sa médecin afin d’envisager une éventuelle adaptation du traitement.

Mieux vaut privilégier les solutions naturelles.
Vrai et faux.
En cas de dépressions légères à modérées, un traitement à base de millepertuis, par exemple, a fait preuve de son efficacité. Il présente cependant un risque d’interactions important avec d’autres médicaments, notamment la pilule contraceptive ou les anticoagulants. Pour ce qui est des dépressions sévères ou des rechutes, les solutions naturelles sont insuffisantes. Dans tous les cas, la psychothérapie est préconisée en complément de l’éventuel traitement médicamenteux.

Les antidépresseurs ne sont pas adaptés aux plus jeunes.
Faux
. Chez les enfants, adolescents et adolescentes, la psychothérapie est privilégiée en première intention. Un traitement médicamenteux peut cependant être envisagé dès 8 ans selon l’intensité de la dépression. Le risque suicidaire doit par ailleurs être évalué et surveillé.

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