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Mieux soigner la diverticulite

Se manifestant par des douleurs abdominales et de la fièvre, la diverticulite est une affection fréquente du côlon. Sa prise en charge a considérablement évolué ces dernières années.

Les diverticules sont de petites «poches» qui se forment sur la paroi du côlon, le plus souvent dans sa partie terminale, dans le côlon sigmoïde. Avec l’âge, ils deviennent très fréquents: 30 à 40% des personnes en développent vers 50 ans, et la proportion atteint 70% à 80 ans. Dans la majorité des cas, les symptômes sont inexistants. Mais il arrive qu’une inflammation survienne: c’est la diverticulite. Elle provoque le plus souvent une douleur dans la partie inférieure gauche de l’abdomen, parfois accompagnée de fièvre.

Plusieurs facteurs favorisent son apparition. Parmi eux : une alimentation pauvre en fibres et riche en viande rouge, l’obésité, le tabagisme, certains médicaments (anti-inflammatoires, corticoïdes) ainsi qu’une prédisposition génétique. «Un mode de vie sain, une alimentation équilibrée et une hydratation suffisante contribuent à un bon transit et peuvent prévenir ce type de complication», explique le Dr Jeremy Meyer, médecin adjoint agrégé au Service de chirurgie viscérale. Dans la majorité des cas, la diverticulite se soigne bien, mais elle peut parfois entraîner des complications – abcès, infection sévère ou perforation –, imposant alors une prise en charge en urgence.

Des traitements personnalisés

Pendant longtemps, la prise en charge de la diverticulite reposait sur une hospitalisation, un traitement par antibiotique et, en cas de complication, une intervention chirurgicale avec parfois la pose d’une stomie (poche). Aujourd’hui, l’approche est plus nuancée. Des études ont montré que dans les formes simples, les antibiotiques ne sont pas toujours nécessaires et qu’un traitement à domicile peut suffire. «L’objectif est de proposer l’approche la mieux adaptée à chaque personne, en évitant les traitements superflus et en privilégiant des interventions moins invasives», souligne le Dr Meyer. Après un épisode de diverticulite, un contrôle du côlon est souvent recommandé, notamment par coloscopie. Cette inflammation ne provoque pas de cancer colorectal, mais peut parfois masquer sa présence.

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