L’Hospice général et le Service de psychiatrie adulte des HUG collaborent pour offrir des lieux de vie temporaires aux personnes atteintes dans leur santé mentale afin de les aider à réintégrer la société.
Précarité sociale, perte de compétences et de capacités, absence d’emploi : les personnes touchées dans leur santé mentale, et par ailleurs bénéficiaires de l’Hospice général, cumulent souvent des écueils les empêchant de trouver un logement et de stabiliser leur situation sociale et financière. «Pour les aider, l’Hospice général a mis à disposition 18 places d’hébergement temporaire réparties dans deux grands appartements. Ces derniers se trouvent dans les nouveaux immeubles des Maraîchers, à 100 mètres du Centre ambulatoire de psychiatrie et sychothérapie intégrées (CAPPI) Jonction», détaille le Dr Othman Sentissi, responsable de ce centre faisant partie du Service de psychiatrie adulte. Avant d’ajouter : «L’accès à ces hébergements participe au développement de leur autonomie et constitue une étape vers un logement stable.» Au total, 31 personnes âgées de 18 à 65 ans ont pu en disposer depuis le lancement du projet en juillet 2024.
Suivi personnalisé
Pour assurer un suivi psychosocial, une équipe de l’Hospice général se rend sur place quatre jours par semaine pour proposer des ateliers de recherche de logement ainsi qu’un accompagnement personnalisé visant le désendettement. Parallèlement, deux infirmières du CAPPI Jonction passent dans les appartements tous les lundis après-midi pour s’enquérir du bien-être des locataires. Un bilan individuel est réalisé chaque trimestre par l’équipe responsable du projet. «Les patients et patientes hébergées continuent leur suivi au Service de psychiatrie adulte. Pour accéder à l’un de ces logements, leur pathologie doit être stabilisée. Les personnes doivent aussi être autonomes au quotidien. Ce sont elles qui s’occupent des tâches ménagères, par exemple», explique la Dre Giulia Meroni, médecin adjointe au Service de psychiatrie adulte. Et de conclure : «L’environnement dans lequel elles évoluaient était souvent délétère pour leur santé mentale. À l’inverse, un logement adapté est bénéfique pour le rétablissement.»
Texte:
- Yseult Théraulaz
Photos:
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