La médecine est toujours plus participative. Fruit de l’action citoyenne des usagers et des usagères des soins, la culture du partenariat a progressivement remplacé le paternalisme médical, modèle obsolète voué à disparaître. À l’image des nombreux programmes mis en place depuis dix ans par les HUG, la prise en compte du vécu des personnes soignées et de leur connaissance de leur maladie est devenue une réalité du quotidien (lire l'article La culture du partenariat s’impose).
Même si, parfois, un temps d’hospitalisation s’avère nécessaire pour surmonter une période de crise et retrouver l’espoir.
L’approche participative des soins en psychiatrie s’appuie sur l’expertise acquise en vivant avec la maladie ainsi que sur les ressources du patient ou de la patiente et de son environnement (lire l'article La psychiatrie devient participative). Les préférences, les besoins et les valeurs de la personne hospitalisée sont intégrés dans son plan de soins individualisé. Sa voix compte et l’équipe médico-soignante l’encourage à participer à toutes les décisions qui la concernent.
À l’origine d’un changement en profondeur des pratiques, cette démarche collaborative s’applique aujourd’hui partout, sans limites ni préjugés. Dans le domaine de la santé mentale, elle est indissociable du concept de rétablissement. Ce processus, propre à chaque individu, postule qu’il est possible d’aller mieux et de réussir à mener une vie normale, malgré la persistance d’éventuels symptômes ou difficultés.
Pendant son séjour à l’hôpital, la personne est placée au centre de sa prise en charge. Les propositions thérapeutiques sont discutées ouvertement avec elle et avec les proches qu’elle souhaite inclure. Finalement, l’objectif est toujours le même : soutenir le ou la patiente dans son processus de rétablissement, en renforçant sa capacité à s’aider elle-même et à utiliser ses propres ressources pour aller mieux.
Texte:
- Suzy Soumaille - Rédactrice en chef
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