Texte: 

  • Geneviève Ruiz

Photos: 

  • Illustration Jamel Rankins | YOTIF

Les ovaires

Essentiels au cycle menstruel, les ovaires fabriquent les ovules et produisent les hormones sexuelles féminines. Ils peuvent notamment être le terrain de kystes ou d’une endométriose. Bien que rare, le cancer de l’ovaire demeure, quant à lui, la première cause de décès liés aux cancers gynécologiques.

Ovules et hormones féminines

Situés de part et d’autre de l’utérus, les ovaires fabriquent les ovules à partir des ovocytes. Ils produisent aussi les hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone) contrôlant le cycle menstruel, la grossesse ou encore la puberté. Entre cette dernière et la ménopause, un ovaire libère chaque mois un ovule vers l’utérus. S’il n’est pas fécondé, il est expulsé lors des menstruations.

500

Nombre d’ovules arrivant à maturation et expulsés vers l’utérus au cours de la vie d’une femme.

3 cm

Longueur moyenne des ovaires. Après la ménopause, leur taille se réduit pour atteindre 1 à 2 cm.

Endométriose

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence de cellules similaires à celles de l’intérieur de l’utérus en dehors de celui-ci. Les symptômes varient, mais les douleurs pelviennes (situées dans le bas-ventre) lors des règles sont fréquentes. Lorsqu’elle envahit les ovaires, l’endométriose impacte la fertilité en réduisant la qualité des ovocytes.

1 à 2 millions

Nombre d’ovocytes dans les ovaires d’une femme à la naissance. Plus aucun ovocyte ne sera produit ensuite.

Kystes et torsions ovariens

Des kystes peuvent se former à la surface des ovaires. Généralement asymptomatiques, ils disparaissent souvent sans traitement. Une intervention chirurgicale est indiquée lorsqu’ils provoquent des douleurs ou si leur taille est excessive (supérieure à 10 cm ou dès 5 cm après la ménopause). Un kyste volumineux peut signaler un risque cancéreux ou entraîner une torsion ovarienne. Cette dernière constitue une urgence médicale, car elle peut interrompre la circulation sanguine et par conséquent détruire l’ovaire.

Cancer et fertilité

Le cancer de l’ovaire et ses traitements ont un impact sur la fertilité. S’il est détecté tôt, une intervention chirurgicale préservant les ovaires est possible. Dans le cas d’un cancer de l’ovaire germinal (8% des cas), qui se forme à partir des ovocytes et répond généralement bien à la chimiothérapie, la congélation d’ovocytes ou de tissu ovarien est envisageable.

600

Nouveaux cas de cancer de l’ovaire chaque année en Suisse.

55 à 75 ans

Tranche d’âge durant laquelle survient la majorité des cancers ovariens.

Un cancer difficile à diagnostiquer

Parmi les cancers de l’ovaire, le cancer épithélial est le plus courant (90% des cas). Il débute dans les trompes de Fallope, puis atteint l’ovaire et s’étend au bassin. Ses symptômes peu spécifiques (gêne pelvienne, troubles du cycle, nausées) entraînent souvent un diagnostic tardif. Ses causes sont mal connues et un contrôle annuel gynécologique ne suffit pas pour le détecter. Les spécialistes recommandent de consulter si des symptômes survenus dans le bas-ventre persistent plus de trois semaines. En présence d’antécédents familiaux, un test génétique est conseillé. Selon les situations, les traitements comprennent l’ablation des ovaires et de l’utérus, la chimiothérapie et l’immunothérapie. Les progrès de cette dernière offrent de l’espoir quant à l’espérance de vie face à cette maladie incurable.

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