Issu d’une attente mêlant souvent autant d’appréhension que d’impatience, l’accouchement est associé à de nombreuses idées reçues. Le point sur certaines d’entre elles avec la Pre Caroline Daelemans, médecin adjointe agrégée responsable de l’Unité des salles d’accouchement.
Bien maîtrisée, une césarienne est sans conséquence.
FAUX. Indispensable dans certaines circonstances – prévues ou relevant d’une urgence médicale –, aucune césarienne n’est anodine. Comme toute intervention chirurgicale, elle expose à des douleurs postopératoires, nécessite un délai de récupération et comporte un risque de complications (saignements, infection, thrombose, etc.). Elle augmente par ailleurs la probabilité de devoir recourir à une autre césarienne lors d’une prochaine grossesse. Ses conséquences concernent aussi le nouveauné pour qui un accouchement par voie basse facilite l’adaptation respiratoire après la naissance.
L’épisiotomie est à envisager au cas par cas.
VRAI. Longtemps pratiquée de façon préventive, l’épisiotomie est aujourd’hui rediscutée selon sa pertinence. Si cette incision du périnée lors de l’accouchement est nécessaire pour éviter une déchirure grave dans des cas spécifiques (certaines extractions par forceps par exemple), rien ne justifie d’y recourir systématiquement.
Si le bébé se présente par le siège, l’accouchement par voie basse est l’option la plus physiologique.
VRAI. Un accouchement par voie naturelle en cas de présentation par le siège peut être envisagé dans la majorité des cas. Mais cette option impose à l’équipe médicosoignante la maîtrise de manœuvres obstétricales plus complexes et délicates. Ces techniques font d’ailleurs l’objet d’une expertise de pointe aux HUG.
Texte:
- Laetita Grimaldi
Photos:
- Bogsch & Bacco avec l'aide d'une IA










