Texte: 

  • Laetitia Grimaldi

Photos: 

  • Josef Mimic

Santé mentale à l’épreuve

D’un côté, des facteurs de risque accrus de dépression et d’anxiété, en raison notamment d’une exposition aux violences et d’une pression sociale faite d’injonctions souvent paradoxales entre vie professionnelle et vie familiale. De l’autre, des fluctuations hormonales aux influences sans doute considérables sur le cerveau. «Depuis une quinzaine d’années, les recherches se multiplient sur le sujet, mais les défis sont encore nombreux. Il s’agit de mieux comprendre les mécanismes en jeu, d’améliorer les diagnostics et le suivi des femmes, en particulier à des moments de leur vie où surviennent des bouleversements physiologiques majeurs. Si les conséquences psychiques qui peuvent en découler sont incontestables, elles sont souvent banalisées, y compris par les femmes elles-mêmes», alerte la Dre Lamyae Benzakour, médecin adjointe au Service de psychiatrie de liaison et d'intervention de crise. Aperçu de trois périodes à risque.

Cycle menstruel

Tandis que la première partie du cycle voit augmenter le taux d’œstrogènes, la seconde les voit diminuer, en même temps que celui de la progestérone augmente. Chez 12% des femmes, ces variations donnent lieu à un syndrome prémenstruel (ballonnements, palpitations, sautes d’humeur ou encore douleurs mammaires) et chez 1,5% d’entre elles, à une forme sévère appelée «trouble dysphorique prémenstruel».

Grossesse

L’augmentation massive des taux d’œstrogènes et de progestérone, qui chutent ensuite brutalement à l’accouchement, constitue une véritable tempête hormonale. Celle-ci accroît la vulnérabilité psychique durant la grossesse et les mois qui suivent. Si la dépression périnatale touche 10 à 15% des femmes, le suicide est la première cause de décès pendant le post-partum.

Périménopause

Souvent confondue avec une dépression «classique», celle de la périménopause (survenant quelques mois ou années avant la ménopause) est associée à l’affaiblissement des taux d’œstrogènes et de progestérone. Elle donne lieu à une humeur maussade, un manque d’intérêt et de plaisir, une sensation d’inutilité, une agitation inhabituelle, des bouffées de chaleur ou encore une prise de poids.

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  • Laetitia Grimaldi

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